d'Auriol au Cap Nord en Camping Car

d'AURIOL AU CAP NORD SUITE ET FIN

Lundi 28 juin Straumen à Mosjoen

Avant de quitter notre bivouac de nuit nous nous approchons du bord du fjord, mais ce n’est malheureusement pas l’heure de la marée.  Elle arrivera dans 4 H  et il nous tarde de quitter toute cette pluie.  Nous reprenons donc notre route, il fait 6.5°.

Nous rejoignons la E6  par la petite route 812. Nous voyons dès le départ un Elan.  Depuis la Suède nous n’en avions plus vu.  Après une forêt de bouleau, nous traversons un sol aride ou poussent des arbres rabougris aux troncs tordus. L’herbe est sèche, brûlée, les arbres sont dénudés et noirs, les lacs sombres. Une majestueuse forêt de sapin succède à cette terre de désolation. Ensuite des près avec des troupeaux de chèvres, des vaches, des aurochs ce paysage est vraiment très diversifié.

Nous roulons vers Mo I rana.  Nous traversons le parc national du Nordland, visitons un musée,  nous promenons un moment dans le parc.  Il fait encore très froid mais le soleil revient.  Quel bonheur. Nous traversons le torrent par un pont suspendu.

Nous arrivons au cercle polaire à  Saltfjellet et le repassons pour la dernière fois.  Nous attaquons vraiment le retour cette fois. Bien sur, en bon touriste nous prenons des photos.  Nous sommes cernés par les neiges éternelles.  La route qui continue vers Mo I Rana est très pittoresque, on traverse des paysages alpins, on longe un torrent, qui s’élargit peu à peu, bordé par de grands sapins sombres.  Un superbe lac dans la région de Mo I rana, de plusieurs kilomètres.

Nous nous arrêtons à la grande surface de Mosjoen. Il fait 20 °.  Le paradis.  Nous nous changeons en vitesse dans le camping car.  Que c’est bon d’avoir chaud.

Pour finir la journée, avant le bivouac de nuit, nous voyons un joli renard roux.

Nous restons dormir à Mosjoen  sur une aire de pique nique, en espérant que demain il fera aussi chaud.

Mardi 29 juin de Mosjoen à  Trondheim

Nous reprenons la route sous le soleil, un vrai bonheur. Nous nous arrêtons à la cascade de  Laksfors.  Nous descendons jusqu’en bas des chutes.
Nous repartons ensuite vers Grong et son aquarium de saumon. Visite très intéressante ou pour la première fois je vois des saumons montant la Nansen (nom du fleuve)  dans un des plus longs escaliers de saumons d’Europe. Ces escaliers leur permettent de remonter contre le courant au moment du fraie.

 La pluie nous surprend pendant la promenade le long du fleuve.  Nous apercevons des marmites, creusées dans la montagne par le courant du torrent et des pierres.  Certaines atteignent 20 m de profondeur.  Mais nous devons revenir au camping car, il pleut trop.

Nous reprenons notre route vers  Trondheim, qui sera notre étape de nuit.

Tout au long de la route des torrents, des cascades, et puis des rivières aux eaux calmes,et d’immenses lacs, aux eaux miroirs, reflétant les sombres forêts de sapins.

Beaucoup de travaux de réfection et d’agrandissement, sur les routes.  Les gros engins de chantier sont conduits indifféremment par des hommes ou des filles.   

Nous nous approchons de la mer en arrivant sur Trondheim nous bifurquons vers les plages pensant pouvoir bivouaquer,  comme les autres soirs, traversons Levanger, station balnéaire avec de jolies maisons en bois.

Nous allons dans un camping, à Malvik, après avoir essayé divers parking, tous interdits.  C’est la première fois en Norvège que nous n’arrivons pas à nous arrêter hors camping. Superbe plage.  J(espère que demain il y aura du soleil.

Mercredi 30 juin de Trondheim à quelque part sur la route Lillehammer

Il a plu toute la nuit et nous repartons avec un ciel chargé d’eau.  

Nous visitons la très belle ville de Trondheim et sa cathédrale de Nidaro, sous la pluie.  C’est dans ce sanctuaire National que sont couronnés les rois de Norvège. Y sont entreposé les joyaux de la couronne.  Mais nous sommes trop trempés, nous retournons à notre maison à roulettes.

Direction Ringebu. Toute la route se déroule sous la pluie, la température baisse de plus en plus, il fait 6 à 8 °.  Nous sommes arrêtés près d’une heure sur la route, suite à un accident.
 
Nous nous arrêtons à 19 H quelque part sur la E 6.

Demain est un autre jour.

Jeudi 1er juillet de nulle part à  Oslo en passant par Lillehammer

Nous nous réveillons avec le soleil.  Cette nuit il n’a pas plus et prenant la route de Lillehammer, nous faisons le tour des églises Norvégiennes.

Les églises en bois de Dombas, Kvam, l’église Sodorp de Vinstra en rondins, l’église hexagonale en pierre de Sor Fron, avec l’intérieur tout en bois.  Les colonnes, imitation marbre, sont également en bois.

L’église en bois debout de Ringébu.  L’intérieur de l’église baroque, rouge et or, contraste avec l’extérieur très sobre.  Le bois a une chaude couleur pain brûlé. Les églises norvégiennes ont leurs cimetières tout autour d’elles.  Des cimetières très simples, avec de petites dalles ou sont inscrit les noms et un petit parterre de fleurs planté devant. Parfois un petit oiseau sculpté au dessus de la dalle.  Aucun tombeau.

Nous nous dirigeons ensuite vers Lillehammer et son parc olympique.  Nous longeons le fleuve langer et ses rives heureuses  Cela a un côté très apaisant. Il fait 203 Kms de long.

Lillehammer est un mélange de vieilles petites maisons en bois, une belle église et une station de ski moderne.  Un musée est consacré aux jeux olympique de 1994.

Nous reprenons la route en faisant le tour du lac Mjosa à la recherche d’une ancienne mine d’Émeraude désaffectée, que nous trouvons à Minnesund. Nous arrivons trop tard pour la visite et décidons de prendre la route d’Oslo.

Nous trouvons un camping au bord d’un fjord, à 40 Kms d’Oslo.  Il devait y avoir internet, il ne marche pas, je devais faire ma lessive, la machine est en panne.  Une nuit de camping pour rien.

Vendredi 2 juillet d’Oslo à Marstrands   -    Samedi 3 juillet  Marstrands

Après nous être perdu dans les tunnels d’Oslo, qu’Amanda ait perdu la liaison satellite, avoir tourné en rond pendant 1/2 heure, nous nous sommes retrouvés sur la Route de la Suède et de Goteborg, avec une immense joie et nous l’avons suivi sans demander notre reste.

Nous avons atterri sur une île, à Mastrand ou nous avons décidé de poursuivre les vacances quelques jours. Au programme  Farniente, lecture, bronzage, lessives et même baignades.

Que c’est bon de retrouver la chaleur, le soleil et la Suède.

Dimanche 4 juillet de Marstrands à Mellbystrand (Après Halmstad) en traversant Goteborg

La pluie s’est mise à tomber au petit matin.  Il fait toujours bon mais c’est raté pour le bronzage.  Nous reprenons donc tout doucement la route du retour, toujours plus vers le sud et le soleil.

Nous traversons la grande et superbe ville de Goteborg, en profitons pour faire les courses.  En Suède beaucoup de magasins sont ouverts le dimanche.

Ensuite nous roulons jusqu’à Halmstad et nous mettons en quête d’un lieu pour nous poser.  Nous trouvons un grand camping en bord de plage à Mellbystrand.  Une grande plage de sable blanc. Demain farniente.

Lundi 5 juillet Mellbystrand

Journée plage, Baignade, bronzage garanti.  On ne ferait pas ça 15 jours, mais une journée au soleil, c’est super.  
Le soir promenade dans les dunes, petit récital de 3 grands-pères sur la plage.  Lorsque nous rentrons, le temps se couvre.  Décidément, il fait beau un jour sur deux.

Mardi 6 juillet de Mellbystrand à  Niva (Danemark)

Nous reprenons la route en fin de matinée, avec le vent et des nuages,  vers Helsinborg. Petit tour de ville, puis embarquement sur le ferry qui nous emmène à Helsingor, (Elseneur) au Danemark.

Helsingor et son château de Kronborg, le château d’Hamlet qui a inspiré le drame de Shakespeare c’est sur la terrasse du dit château qu’Hamlet, a vu le fantôme de son père enveloppé d’un manteau de brume épaisse. D’autre part ce château symbolise la puissance maritime du Danemark.

Nous nous garons près du centre du vieil Elseneur payons notre place de parking, promenons et photographions de vieilles boutiques, d’étroites ruelles et de jolies maison à colombages  Tout ce que nous aimons au Danemark.  Mangeons aussi une de leurs excellentes glaces (Ils écrasent sur le dessus une boule tête de nègre, un régal).  Qu’elle n’est pas notre surprise de trouver une contravention sur notre pare-brise à notre retour.  Pourtant le ticket est bien sur le tableau de bord…..

Nous repartons par la route de  Elseneur à Ragelèje, vers Niva  ou nous trouvons un camping pour la nuit.  La encore internet annoncé, mais rien ne marche.

 Mercredi 7 juillet de Niva à Kragenaes en passant par Copenhague

Un vent violent ne nous incite pas à rester à la plage de Niva, pourtant très jolie.  Nous partons vers Copenhague et le quartier Christianhavn, que nous n’avions pas pu visiter la dernière fois, par la route de la Riviera danoise. De très belles maisons, des manoirs, de la verdure, tout au long d’une route qui longe la mer.  Cette route mérite bien son nom.  Les maisons ont une toiture de tuiles vernissées noires.  Quelques toits de chaume également

Christianhavn, Quartier hippie très particulier, avec ses peintures rasta sur les murs, et les petits stands qui vont avec.  Dans le cœur du quartier, interdit de prendre des photos.  Un grands baraqué  chauve est venu vers moi : « no photo, no photo » OK  pas problème.  No photo.  Il parait que ce quartier est la 2eme attraction  la plus visitée, de Cophenhague

L’église Saint sauveur est impressionnante avec sa flèche élancée.  De courageux touristes grimpent autour de l’escalier en colimaçon.

Ensuite, nous flânons dans Copenhague une ville que nous apprécions de plus en plus et ou nous reviendrons sûrement.  Les gens sont charmants, aimables, bons enfants.  Que ce soit les serveurs dans les brasseries, les commerces ou les gens dans les rues, ils ont toujours le sourire, ils discutent facilement, viennent à votre rencontre.
Et les échanges se terminent souvent en fou rire. Les commandes au restaurant sont du plus haut comique et on n’est jamais sur, de ce qu’on va manger.  Mais toujours dans la bonne humeur.

Nous nous installons le soir dans un camping au bord d’une marina à Kragenaes.  Nous prenons demain une journée de repos complet avant d’entamer le véritable retour.

Vendredi 9 juillet de Kragenaes  à ….entre Kastel et Frankfurt

Après une journée de détente, où on a peaufiné notre bronzage, nous prenons la route de Rodby pour prendre le ferry pour l’Allemagne.  Voila qui sent vraiment le retour.

Le retour en ferry est bien différent de l’allée. Nous pouvons aller à l’extérieur pour voir la côte danoise s’éloigner alors que nous nous approchons de Puttgarden.

La route est difficile à cause de la circulation et de la chaleur. Plus de 32°  Cela change de la Norvège.

Nous nous arrêtons sur une aire de camping car au milieu de nulle part.  Il fait toujours aussi chaud.

Les moments forts de notre voyage ?   L’émotion du soleil de minuit.  La beauté des paysages, que ce soit la route d’Ifjord, la côte suédoise après Stockholm, la côte norvégienne sur les îles (Sto en particulier). La navigation au cap Nord et pour Georges le safari baleine.

 



Publié à 22:57, le 27/07/2010,
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d'Auriol au Cap Nord Suite


Mardi 8 juin sur la route de Kuopio

Nous repartons de notre parking aux cloches comme nous l’appelons, à Vaskikello.  Nous avons pris la décision de ne pas aller jusqu’à Jyvaskyla mais d’aller seulement jusqu’à Kuopio, elle aussi dans la région des lacs et ensuite nous remonterons vers la maison du papa noël.  La route que nous avons suivie hier est vraiment trop languissante.

Nous arrivons donc dans Kuopio, le centre ville, une place du marché les mêmes stands que la veille.  Nous allons sur le port pour pique-niquer et reprendre la route vers le lac de  Syvarri à Nilsia.  La nous visitons une jolie petite église toute en pierre.  Nous faisons le tour du lac, mais il est impossible de s’arrêter quelque part.  Tous les chemins mènent à une propriété privée.   Nous avons enfin élucidé comment se dit Centre en finlandais.  Non pas Centrum ou Sentrum comme ailleurs mais keskusta.  Fallait savoir !

 Nous poussons jusqu’à  Nurmes et nous installons finalement dans un camping.  Il borde un lac, bien entendu et plein de ballades tout autour.  Nous avons prévu d’y rester 2 nuits.

Il y a un terrain de tennis, un golf, un templin pour le saut à ski, des terrains de volley,  Freestyle, barbecue,  mais pas d’internet. Grrrrrrrrr

Il faut voir les gamins du coin s’élancer sur le tremplin, voltiger dans les airs et retomber dans une marre d’eau, comme les nôtres font du skate board.  Nous avons passé une heure à les regarder faire, avec plaisir.  Ils ne sont pas tous du même niveau, il y avait un petit noir qui hésitait longtemps avant de se lancer, mais  certains sont super bons.   296 kms

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 9 juin à Nurmes

Ce matin grasse matinée puis promenade autour du lac.  Un stockage de troncs d’arbres prêt à être mis dans le lac. Je n’avais jamais vu ça. Les rondins flottent sur l’eau.  Cela sentait bon la résine.  Ensuite  la forêt  et retour par le terrain de golf.

Cet aprem une sortie en vélo était prévue, mais voila qu’il pleut.  Nous allons nous reposer et irons peut être jusqu’au village mais cette fois en camping car, pour acheter des cartes postales.

Nous avons lu avant de partir que dans un village à 30 Kms, il y avait un musée sur l’artisanat…. Enfin il faut dire que c’était écrit en Finlandais et que nous ne comprenons rien, mais alors rien à cette langue.  Nous avons abouti, par une piste digne des aventuriers,  au milieu de nulle part, dans une forêt gigantesque au sol recouvert de mousse.  Je n’avais jamais marché sur une telle épaisseur de mousse.  J’avais l’impression de m’enfoncer à chaque pas. Les seuls animaux visibles étaient les moustiques, par nuages. Et des chants d’oiseaux, loin au dessus de nos têtes.  Même Alto était impressionné et ne bougeait pas de mes jambes.  Je crois qu’il se dit : »Mais ils sont fous mes maîtres ».  Nous ?  Nous sommes revenus ravis de notre découverte.

Maintenant écriture des cartes postales.   97 kms

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 10 juin de Nurmes à Jyrkkakoski

Nous partons de Nurmes en direction de la maison du père noël.  Nous prenons les petites routes et traversons  des forêts  épaisses et longeons des lacs aux eaux noires. 

Nous nous arrêtons à kuhmo pour faire les courses.  Les villes sont très modernes.

Nous nous arrêtons à Solkamo sur la plage dominée par une dune. Juste au dessus la station de ski ou il reste encore de la neige.  Et toujours ces tremplins très impressionnants. Dans le stade une partie de base-ball Qui semble un sport très apprécié ici.

Nous continuons à cheminer par nos petites routes, prenons même une piste.  Nous avons la joie de voir 2 rennes traverser devant le camping car.  Un peu plus loin un autre grimpe le long de la forêt.

Nous nous arrêtons dans un camping à Jyrkkakoski.  Rien de ce que nous avons connu jusqu’à présent.  Nous avons l’impression d’être dans un camp de trappeur canadien.  380 kms

Vendredi 11 juin ROVANIEMI

En partant du camping ce matin nous avons croisé encore des rennes.  C’est vraiment le pays ici.  Nous n’en avions encore jamais vu autant, en liberté.

Nous voila arrivés dans la ville du père noël, Rovaniemi.  Ville ultra moderne.  Elle a été détruite pendant la seconde guerre mondiale, et reconstruite d‘après les plans de l‘architecte  Alva Aalto.  Son plan figure la tête d’un renne. 

Beaucoup de jolies boutiques, (assez chère, pour ce qu’on a vu) centre commercial intérieur, musées, vraiment une belle ville.  Aujourd’hui nous avons visité l’ Arktikum exposition sur le monde arctique. Explication sur les animaux vivant au delà du cercle polaire, Les populations, non seulement les sames, mais aussi les Inuits et les nénets.
Une chambre froide, de la glace que l‘on peut toucher,  exposition interactive qui montre aussi la fragilité de l’équilibre entre l’homme et la nature et les dangers de l’industrialisation.  Seul reproche, aucun commentaire, ni brochure en français.

 Belle promenade en vélo, le long de l’Ounasjoki, pour rejoindre le musée.

Demain visite à Papa Noël oblige.  Ensuite il nous restera le musée de la forêt et le musée régional.                         196 kms



Samedi 12 juin ROVANIEMI Parc du cercle polaire et maison de papa noël

Voila c’est fait.  Papa Noël existe, je l’ai vu. On a même une photo ensemble pour les petits enfants.  Et un scoop papa noël connaît l’olympique de Marseille.

Donc vous avez compris, aujourd’hui pépé et mémé sont retombés en enfance et pris la photo sur le cercle polaire, avec papa noël et fait chauffer la carte bleu.  Voila toute la famille sera gâtée. Vaste complexe commercial à la gloire du père noël.  Tout est prévu : la rencontre avec le grand homme, la poste, le cercle polaire,  les boutiques de souvenirs. Mais on dépense dans une ambiance bonne enfant.  A aucun moment on se sent agressé.

 

Dimanche 13 JUIN ROVANIEMI à LUOSTO

Nous voila réconciliés avec la finlande.  Ce matin avant de quitter Rovaniemi nous somme allé visiter l’église luthérienne.  Une pure merveille. Remplaçant celle qui a été détruite pendant la guerre en même temps que la ville, elle fût achevée en 1950.  La fresque au dessus de l’autel mesure 14 m de haut, elle représente le bien et le mal.  D’un côté un groupe de personne en quête de vérité se dirige vers la source, de l’autre d’autres personnages se battent et s’insultent. Les enfants sont tournés vers la source de vie mais ne pourront pas l’atteindre à cause de l’indifférence de leur parent. Au milieu la lumière universelle. Des peintures bistres décorent les murs de l’église, évoquant des épisodes bibliques.

Ensuite nous sommes allé au musée de la forêt, évoquant le travail et l’habitation des bûcherons jusqu’à la guerre.
Différentes cabanes, meubles, habits, les écuries, les véhicules tirés par les chevaux,  et les outils utilisés pour le travail forestier ainsi que le matériel flottant.

Le premier bateau à vapeur utilisé en Laponie au début du 20° siècle.  Ce bateau remorquait les trains de bois sur le fleuve.  En 1912, le premier chantier mécanisé de Finlande était dans la région de Tulppio. La première locomotive  date de 1912. Il cessa de fonctionner en 1916, la guerre rendant l’acheminement des pièces trop difficile.

Nous voila parti en direction de luosto.  Sur la route un petit hameau en fête, (ne me demandez pas le nom).  Les gens sont super sympa nous achetons 10 €  Une chouette en peau de renne, et des tartes aux myrtilles faites maison.  Tout au long du chemin nous croisons des lacs à la belle couleur bleu comme nous en voyions en suède; La végétation est différente du centre de la Finlande.  Je trouve que c’est bien plus beau.

Nous arrivons à Luosto après la fermeture de la mine, mais nous montons néanmoins voir comment elle se présente
5,200 Kms  aller-retour à pied, cela fait du bien.  Nous y reviendrons demain matin. En repartant de la mine pour monter bivouaquer sur une station de ski, nous rencontrons un troupeau de rennes.  Ils sont en train de manger et ne s’occupe absolument pas de nous.

Nous voila seuls, face aux pistes de ski. Je pense que nous auront une nuit calme, à moins d’avoir la visite de rennes.
132 kms


Lundi 14 JUIN  LUOSTO à  KANKAVAARA

Départ à 9 h 30 pour le parking de la mine d’améthyste.  Arrivée sur le parking départ à pied vers Lamparava et son café ou nous achetons les billets pour la mine.  Nous nous retrouvons avec un groupe d’italien et un couple d’allemand que nous avons déjà rencontré hier.  L’ambiance est très joviale.  C’est un français de besançon, Pascal qui exploite cette mine. D’abord il nous explique la montagne, la formation des pierres ( du fer, de l’aluminium de l’oxygène et de l’eau et quelques milliers d’années pour former une améthyste). Il explique tout en Anglais car les allemands ne comprennent pas le français.  Mais l’anglais, avec l’accent français  c’est déjà plus facile.  Et puis en aparté il nous précise aussi en français.  Ensuite il nous mène sur le champ de recherche, nous distribue un petit marteau à chacun, et nous voila creusant, déblayant à la recherche des petites pierres violettes.  J’en trouve 3 petites et suis très fière de moi.  Georges en a trouvé des plus grosses et aussi plein d’autres pierres dont du quartz. Nous sommes de vrais chercheurs.  Nous redescendons vers notre maison à roulettes super heureux.  Une bonne matinée de passée.



Après le repas nous reprenons la route en direction de Kankaraava ou nous devons apprendre l’orpaillage.

En cours de route nous nus arrêtons dans une boutique tenue par une artiste same.  Nous achetons des portes clés en os de renne sur lesquels sont peint des symboles sames.  Nous achetons des symboles de paix, de confiance et santé.

Nous allons jusqu’à une station de ski, à Kaunispaa, d’où nous dominons toute la vallée, et ou nous sommes seul au monde.  Malheureusement le ciel se couvre, nous ne verrons donc pas le soleil de minuit et comme il fait très froid nous redescendons dormir dans la vallée.   Sur la route, des rennes  comme nous n’en avions encore jamais vu.  Nous ne nous arrêtons même plus pour les photographier, il y a en trop. 210 kms



Mardi 15 juin de Kankavaara à Partakko en passant par Inari

Voila, nous sommes les vrais aventuriers de la maison à roulettes.  Ce matin nous avons joué les chercheurs d’or, et nous en avons trouvé.  Pour une fois j’ai eu plus de chance que Georges et c’est moi qui en ait trouvé le plus.  Oh ne rêvez pas, de la poussière d’or, pas de quoi faire un lingot.  Mais c’était très amusant.

Le site de Kankavaara a été découvert en 1936 par un chercheur d’or same, Aslak Peltovuoma (Il avait eu une vision du site dans un rêve).
En 1970   2  célèbres prospecteurs  prirent une concession sur le ruisseau Hoplomaque Tankavaara et décidèrent d’associer le tourisme et l’orpaillage.

L’entrée du parc reproduit un village de chercheur d’or d’après ceux de la célèbre ruée vers l’or.  Il y a le saloon, la maison close, la Columbia gazette, nous voila transportés en alaska.

Un musée qui raconte la vie des premiers orpailleurs finlandais, les techniques d’orpaillage, les outils, une salle réservée à l’or dans le monde.   Un autre salle présente une collection de pierre précieuses et minéraux du monde entier.
Encore une bonne matinée. Mais le temps s’est gâté, nous avons eu un peu de pluie à la sortie du musée.  Nous avons bien passé 2 h les pieds dans l’eau pour trouver un peu d’or et il nous faut presque autant de temps pour réchauffer nos pauvres pieds dans le camping car, avec le chauffage. Demain nous auront peut être le rhume, mais aucun regret.

Nous reprenons la route vers Inari, le centre du pays same finlandais.  Malheureusement il pleut.  Nous voulions aller voir l’église same d’Inari, mais plus de 4 Kms à pied sous la pluie nous rebute un peu.  Tant pis nous continuons notre route vers Kirkenes.  Le paysage a encore changé.  Des lacs toujours, mais les forêts sont moins dense. Nous nous arrêtons au bord d’un lac, à Partakko, sous les trombes d’eau.  Le ciel bleu ne tarde pas à revenir. Et avec lui un bel arc en ciel. J’espère que le beau temps tiendra jusqu’à demain.

Mais demain est un autre jour.    178 kms

 

 

 

 

 

 


Mercredi 16 juin de Partakko à Kirkenes

Nous nous réveillons sous le soleil, mais malheureusement il ne durera pas.  De la pluie, des nuages, un ciel gris et bas sera le temps de cette journée de promenade vers Kirkenes et la Norvège.  Aujourd’hui cela fait 1 mois que nous sommes partis. 

La végétation n’est plus du tout la même que dans le reste de la Finlande, Mais c’est très beau.  Il faut être vigilant, car les Rennes traversent la route quand bon leur semble, devant les véhicules.  Nous voyons quelques mères et leur bébés.  Nous verrons aussi un renard traverser devant nous.



A quelques kilomètres de Partakko, route déserte, nous croisons un camping car immatriculé 13;  De grands geste et nous reconnaissons les aubagnais que nous avions rencontré à Copenhague. Comme promis nous avons bu le champagne sur la route, au beau milieu de nulle part, sur la route de la Norvège.

Nous nous arrêtons au bord d’un lac, sous les arbres, sur une petite plage pour déjeuner et nous reposer. Mais il recommence à pleuvoir. 

Nous traversons la frontière sans voir aucun douanier comme d’habitude.

Notre premier fjord norvégien nous accueille, ainsi qu’un reste de neige. 

Nous traversons la ville de Kirkenes à la recherche d’une aire pour camping car que nous n’avons jamais trouvé.  Un autre camping car, autrichien, cherche lui aussi. En désespoir de cause nous partons vers un camping que nous avons vu sur la route.  Nous y rencontrons un couple de Dijon.  Nous essayons ensemble de résoudre le problème internet.  Il ne marche pas dans la maison à roulettes.  Nous changeons de place mais rien à faire.  Je réussis à me connecter devant les toilettes, dehors, mais il fait un peu frisquet.  Tant pis  nous verrons demain.  Le dijonnais qui revient du cap nord et va vers la Finlande, me dit que sur la Norvège,  il a réussi à se connecter de partout gratuitement.   Donc gardons espoir.
163 kms

Jeudi 17 juin de Kirkenes à Vadso en passant par Grense Jakobselv

Direction la frontière entre la Russie et la Norvège, vers le bout du Fjord Grense Jakobselv.  Une route très impressionnante, de montagnes de rochers rouges.   Nous en avons perdu l’habitude.  Des fjords plus beaux les uns que les autres et des lacs ou le ciel se reflète.

En arrivant à Grense Jakoselv, d’abord un panneau avec toutes les interdictions. Promis nous n’allons pas courir, ni photographier les militaires, même ceux qui nous font coucou en nous croisant. Dans le village, qui est au bord de l’océan Arctique, la chapelle du roi Oscar II (1869). Une jolie plage, mais la température n’incite pas à nous baigner.

Retour vers Kikenes, ou nous nous arrêtons à un poste frontière Russe.  En fait les seuls postes frontières ou il y a encore des grillages et des douaniers qui demandent les papiers.

Nous continuons notre route vers Vadso, croisant au passage une ferme de saumon norvégien, un village ou l’on fait sécher le poisson avant de le fumer, un village same et son musée, de jolies maisonnettes ou l’herbe pousse sur les toitures, l’église de Nesseby toute blanche. Par moment le paysage me rappelle l’Irlande, il y a même des moutons.  Des blancs et des noirs.

Nous voila arrêté sur le port de Vaso, pour passer la nuit. En face de nous, des montagnes recouvertes de neige. Nous en avons pris plein les yeux, et vu très peu de touristes.   292 kms kms



Vendredi 18 juin de Vadso à Ifjord   

Après avoir visité l’île  aux oiseaux, surtout des mouettes et des sternes, nous reprenons la route en sens inverse.  Vadso ne présente aucun intérêt particulier.  Nous pensions y trouver un restaurant pour manger du crabe royal, mais il  semble ne rien y avoir d’ouvert.

Nous nous arrêtons au  parc des vestiges de Mortensnes et faisons une longue promenade le long de la mer avant le déjeuner.

Ensuite, nous reprenons la route vers le Cap Nord, direction Ifjord.

Une petite route toboggan, avec des virages, ça monte, ça descend, à ne pas prendre si vous êtes pressés.  Mais dans le cas contraire……….. Des fjords, pour commencer, des petits ports, des cascades, des lacs.  Et puis nous nous sommes trouvés au milieu de montagne enneigées. Nous avons même longé des lacs gelés.  Des troupeaux de rennes.  Une pure merveille, qui compense largement la difficulté de la route.

Nous nous arrêtons au milieu de la steppe, au bord d’un fjord, c’est magique.  Avec nous, mais assez loin les uns des autres 2  camping-cars hollandais. Eux sont la depuis ce matin.  C’est super de rencontrer plein de gens de nationalités différentes.  Tout le monde se parle, se donne des tuyaux, des conseils. Tout le monde donne son parcours. Les Allemands sont très impressionnés, lorsqu’on leur dit venir de Provence.  C’est si loin du grand nord…. Avec les Hollandais pas de souci de langue, ils les parlent toutes. Ils parlent français avec nous et répondent en Allemand ou en anglais aux autres. Il existe une bonne solidarité parmi tous les campicaristes et ça fait plaisir.  Des gens du calvados viennent nous y rejoindre dans la soirée.
179 km s


Samedi 19 juin de Ifjord à presque le Cap nord

Nous nous réveillons sous les nuages et la pluie ne tarde pas à tomber.  Nous reprenons la route vers le canyon de Silfar.  Le temps de prendre quelques photos, faire courir Alto et discuter avec les gens du calvados et nous reprenons la route.

Le temps est de plus en plus mauvais.  Nous nous arrêtons à Trollholmsund.  Ce lieu doit son nom aux formations de dolomite blanche qui rappelle des trolls.  Une légende same dit que ces roches seraient à l’origine une bande de trolls qui traversait le plateau montagneux. Ils essayèrent de pratiquer un trou dans la roche, sans y parvenir.  Ils reprirent leur chemin et au moment de traverser le fjord, ils se ravisèrent, se souvenant qu’un troll ne supporte pas la lumière du jour.  Hélas, trop tard.  N’ayant pas réussi à se cacher avant le lever du soleil, ils se transformèrent en rocs.  Une ballade de 25 mns sur un sentier permet d’arriver à ces rochers.  Des trombes d’eau sont tombées.  Nous sommes revenus à la maison à roulettes, trempés.  Ce soit séance de séchage de linge.



Nous hésitons à monter au cap avec ce temps.  Nous n’avons droit qu’à 48 H au sommet et déjà ce soir, on ne verra pas le soleil. Nous nous arrêtons à 70 Kms du cap.  Nous prendrons une décision demain matin. Lorsque nous nous couchons il pleut toujours. 239 kms


Dimanche 20 juin CAP NORD

Lorsque nous nous réveillons, le temps est gris mais il ne pleut plus.  Nous décidons donc de monter. La route est surprenante. Des collines désertique, alternent avec des cratères rempli d‘eau. Des troupeaux de rennes bien sont sur les sommets.  Et j’oubliai les tunnels.  Le plus long, celui à péage fait 6 Kms 800 (220m de profondeur sous la mer). Il semble rempli de brouillard, il est très étroit, très impressionnant.

Nous nous arrêtons à Honningsvag.  Le Queen Mary 2  est au large, et ne va pas tarder à déverser ses passagers par chaloupe. Nous allons au Ice Bar Artico, le bar de glace  le plus septentrional au monde. Tout est en glace issue des lacs de Laponie norvégienne Les sièges sont recouverts de peau de renne, ainsi que les fourrures dans l’igloo. On vous sert un cocktail au bar en glace, et vous vous asseyez devant la table en glace.  Elle est douce au toucher, translucide avec des  dessins à l‘intérieur.  Il fait - 5 °. On nous prête des ponchos.  En partant, ils nous donnent un dernier cocktail, dans un verre en glace que nous jetons dans le port en sortant.



Ensuite nous flânons dans les boutiques, achetons les derniers souvenirs qui manquent.

Et reprenons notre route.  Nous y voila ! Nous sommes au Cap Nord !  Bon Il pleut encore et cela ne va pas s’arranger.  La brume nous enveloppe mais le rocher est la, à  307 mètres au dessus de la mer. Sur le rocher le globe transparent, érigé pour capter les rayons du soleil de minuit.  C’est raté pour ce soir.



Nous allons voir également les dessins réalisés sur le soleil et la paix, par 7 enfants de pays différents, et reproduits sur des dalles rondes et qui symbolisent l’unité des peuples du monde. 

Le parking est rempli de camping car.  Depuis notre départ, c’est la première fois que nous en voyons un si grand nombre réunis.  Ils sont tous garés face à la mer dans l’espoir d’un rayon de soleil.  Nous avons eu de la chance et sommes au premier rang.  Mais le soleil n’est pas la.  Peut être demain ?



Dans le grand bâtiment, le Nordkapphallen, nous assistons à une séance de cinéma sur le Cap Nord, visitons le musée Thaï, et une jolie petite chapelle baignant dans une lumière bleue.

Nous allons aller au restaurant du complexe Nordkapphallen et allons essayer encore une fois, de manger du crabe géant. 
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En guise de repas au crabe, noud avons eu une bonne tempête.  Avons décidé de rester au chaud ce soir et d’attendre demain soir pour le soleil de minuit, le restaurant et le champagne
89 kms


Lundi 21 juin  Cap Nord à Alta en passant par Gjesvaer

Nous n’avons pas dormi de la nuit. A tout moment on avait l’impression que le camping car allait s’envoler.   Je m’imaginais dans une cabane, dans le grand nord, le vent qui sifflait, les loups tout autour, comme dans les films.

La pluie qui cinglait notre pauvre maison à roulettes, et ce vent qui soufflait en rafales ininterrompues. Angoissant.

Au petit matin, devant notre petit déjeuner, la pluie et le vent toujours aussi fort et un petit 2 °, nous faisions bien triste mine.  Passer toute la journée enfermés dans le camping car, ce n’est pas gai, mais sans aucune certitude d’avoir le soleil ce soir ce n’est pas envisageable.  Bon, je vais poster mon courrier, promener Alto et nous prenons la décision de partir.



Nous bifurquons vers  Gjesvaer, un charmant petit port sur une pointe du fjord du Cap Nord, a l’abri du vent.  De la partent des bateaux pour voir les oiseaux qui nichent sur les petites îles tout autour ainsi que des phoques.  Le port est vraiment à l’abri, la mer d’huile.  Ni une ni deux je me retrouve embarquée sur un bateau. Le départ est fantastique.  Plein d’oiseaux et on commence à apercevoir les phoques.  C’est la que ça commence à se gâter. Nous ne sommes plus à l’abri, plein large et  nous retrouvons la tempête que nous avions laissé un peu plus haut.  Sportif de photographier des oiseaux ou des phoques en glissant de bâbord à tribord.  Mais on voit des macareux, avec leurs gros becs jaunes, des fous de bassan, des aigles marins, des goélands, au moins 3 espèces de mouettes,  des sternes, des guillemots  des cormorans. C’est fantastique.



Nous reprenons notre route et nous arrêtons pour dormir à Alta.  Une bonne dizaine de camping -car sur le parking d’un musée préhistorique.  Nous retrouvons des personnes qui étaient avec nous au Cap et qui ne sont pas resté non plus en raison du mauvais temps. (Nous n’avons toujours pas mangé notre crabe)  284 Kms

 

 

 


Mardi 22 juin d’Alta à Olderdalen en passant par  Skjervoy

Réveil sous la grisaille. Aucun regret de ne pas être restés au Cap.  Départ pour les Iles lofoten.  En espérant que là bas il fera plus beau.

En attendant nous roulons sous la pluie et le vent toujours.  Nous traversons la région des fjord.  C’est très beau, mais plein de brume.  Pas facile de photographier. La température varie entre 10 ° au départ et 4.5 ° au plus bas.
Nous allons jusqu’à Skjervoy.  Une grande ville, au bord d’un fjord. C’est surprenant. Les montagnes sont recouvertes de neige.  Par endroit il y en a jusqu’au bord de la route.

Nous nous arrêtons pour dormir dans une petite anse au bord de l’eau à Olderdalen.  Des ferry qui font la navette entre les îles passent devant nous. Nous avons essayé d’aller nous promener, mais il fait trop froid.  6° avec du vent c’est intenable. Nous nous calfeutrons dans notre cocon à roulettes.    290 kms

 

 

Mercredi 23 juin d’Olderdalen à Sto


De superbes paysages tout au long de 400 Kms sous les nuages, la pluie et la brume, sans oublier le vent.

Arrivée ce soir à Sto dans les îles de Vestaralen, bien contents de se poser.   C’est dommage qu’il fasse si mauvais temps et si froid, c’est tellement beau.  484 kms

                                              

                                                                       



Jeudi 24 juin Sto


Aujourd’hui, journée lessive, rangement, il en faut une.  Belle ballade sur le bord de mer et le port de Sto. Repos et inscription pour le safari baleine de demain.  Départ à 8 h 30 

Ce soir avec un peu de chance nous verrons le soleil de minuit que nous avons manqué au Cap Nord.  Nous avons eu le soleil toute la journée.  La première fois depuis une semaine. Espérons qu’il en soit de même demain.   

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                     

 

 

                                                                           

 Vendredi 25 Juin Sto  

Debout à 7h pour être fin prêt à 8 h 30 pour le départ du Safari baleine. Après le soleil de minuit hier au soir, c’et dur.  Tout le camping était sur les rochers pour photographier le soleil. Nous avons enfin bu notre champagne au soleil de minuit.

Malheureusement ce matin le temps n’est pas aussi beau qu’hier.  Nous sommes une trentaine de personnes à prendre le départ.  Tout le monde est heureux, et  très motivé.  Nous voyons dès le départ beaucoup d’oiseaux, des macareux bien sur, des muffins, des petits pingouins.  Des phoques et une maman phoque et son bébé. Il est mignon tout plein. Nous prenons ensuite le grand large pour aller voir les baleines.  Le temps se dégrade, il fait du vent, le bateau bouge beaucoup.  Plusieurs passagers, malades rentrent à l’intérieur.  Moi stoïque, Malgré le froid et les vagues, je décide de rester dehors, mais le mal de mer me gagne aussi.  Heureusement les orques nous offrent un somptueux ballet. Très difficile de les photographier, je n’ai pas le matériel adéquat. Ils vont beaucoup trop vite. Plus loin nous voyons une baleine à bosse.  18 mètres et  40 tonnes, c’est assez impressionnant. Au moment du plongeon, elle semble nous saluer avec sa queue, c’est magique.

Retour au camping, nous décidons d’y passer une nuit encore, le temps est très mauvais, j’ai toujours l’impression d’être sur le bateau, tout tangue autour de moi. Soirée Repos.

Samedi 26 juin Sto à Valberg (Iles Lofoten)

Il a plu toute la nuit  Et nous partons de Sto avec un petit 6°, de la pluie et du brouillard.  Nous décidons tout de même de partir vers les îles Lofoten, ce serait dommage, si près, de ne pas y aller. Mais nous ne faisons qu’un aller, dans notre maison à roulettes et au bout des îles nous prendrons le bateau pour Bodo. Ensuite direction la Suède.

Nous photographions la « cathédrale » des îles Lofoten à Svolvaer. Nous avons une accalmie pour visiter  Henningsvaer.  Nous en profitons pour marcher 2 petites heures dans ce port et prendre les photos des maisons de 
L’île. J’adore les fenêtres des maisons.  Les tablettes intérieures sont l’objet de décorations diverses, fleurs, bibelots, lampes comme dans toute la scandinavie.

. Tout le village est imprégné de l’odeur de morue. Au bout du port, une usine qui collecte les morues séchée et doit sans doute les saler et les préparer à l’exportation. Par les fenêtres on voit des montagnes de morue sèche, ainsi que les têtes.

 La route du bord de mer est vraiment magnifique et c’est vraiment dommage d’avoir cette brume.  Sous le soleil, cela doit être féerique  La mer par endroit est verte, le sable des plages, blanc, et à marée basse le varech est orange.  Nous allons bien être obligé de revenir par beau temps….. Si cela existe.

Nous trouvons quelques kilomètres après Valberg un petit chemin qui nous mène au pied de la montagne, ce sera notre bivouac pour ce soir.  Il fait 7°.
  240 kms

Dimanche 27 juin Valberg à Straumen

Pluie, et vent toute la nuit. Départ dans la brume vers  la pointe des îles Lofoten à Sorvagen.  Les paysages sont fabuleux. On essaye d’imaginer ce que cela serait avec du soleil. Nous nous arrêtons à la plage de Ramberg, réputé pour son sable blanc, brûlant.  Aujourd’hui ils ont du oublier de mettre le chauffage.  Nous rencontrons un français qui vit à Oslo depuis 30 ans. Il nous confirme qu’habituellement les norvégiens se baignent fin juin sur cette plage. Que depuis qu’il vit en Norvège c’est la première fois qu’il voit un aussi mauvais temps qui dure aussi longtemps en cette saison. On veut bien le croire.

Nous continuons tant bien que mal notre route jusqu’à Moskenes ou nous décidons de prendre un ferry pour Bodo.
La traversée dure 3 H ½ et même le ferry bouge.  Nous sommes entourés d’allemand et de suisse Roman. Le ferry est bondé et lorsque l’équipe d’Allemagne marque un but en coupe du monde contre les anglais c’est l’ovation dans le bateau.

Nous arrivons à Bodo sous les trombes d’eau et allons jusqu’à Straumen au bord du fjord Saltfjorden, le plus puissant maelström du monde.  400 millions de Mètres cubes d’eau s‘engouffre dans un détroit de moins de 150 M de large. 107 kms

Lundi 28 juin Straumen à Mosjoen

Avant de quitter notre bivouac de nuit nous nous approchons du bord du fjord, mais ce n’est malheureusement pas l’heure de la marée.  Elle arrivera dans 4 H  et il nous tarde de quitter toute cette pluie.  Nous reprenons donc notre route, il fait 6.5°.

Nous rejoignons l’E6 par la petite route 812. Nous voyons dès le départ un Elan.  Depuis

 



Publié à 11:13, le 27/07/2010,
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d'AURIOL AU CAP NORD

 

 

  

d’Auriol au cap nord en passant par le Danemark la Suéde la Finlande et la Norvége

  La retraite est là, et ce voyage dont nous parlons depuis si longtemps va enfin se faire. Dans la maison à roulettes, partent Georges, Michèle, Alto  le petit chien blanc et Amanda, le GPS.

Départ d’Auriol le  dimanche 16 mai 2010

Nous entreprenons enfin ce long voyage dont on parle depuis plus d’un an.  Nous partons d’Auriol avec un beau soleil mais du mistral qui ne fera qu’augmenter jusqu’à Lyon.  Au niveau d’Avignon il est même très fort et rend la conduite de notre maison à roulettes assez difficile.  Mais haut les cœurs nous partons en vacances rien ne peut nous arrêter. Même pas un gros bouchon  de 5 Kms au niveau d’orange, retour de l’ascension oblige.

Première halte pour le repas de midi à Valence.

Nous nous arrêtons sur l’aire du Jura pour faire l’essence et en profitons  pour nous promener sur cette aire d’autoroute très bien aménagée.  Petit thé accompagné des cornes de gazelle préparées par ma fille pour notre départ.

Direction Montbéliard ou nous devons passer la nuit sur une aire gratuite, trouvée sur internet. Qu’allons nous découvrir c’est la surprise.

Nous voilà sur le champ de foire de Montbéliard, longé par le Doubs, ses canards et ses cygnes, et une promenade très agréable et reposante. De belles berges herbeuses, des merles qui chantent, des saules pleureurs  au bord de l’eau, voila une surprise bien agréable après 651 kms

La mauvaise surprise vient après avoir rejoint le camping car.  Voulant dire aux enfants que nous sommes bien arrivés, je branche ma superbe clé Internet SFR…….. « carte sim introuvable »   Elle doit être mal insérée que je me dis.  Que nenni, après vérification le logement de la carte sim est vide.  J’ai le numéro de carte, le code mais pas de carte.  Et je fais comment moi ?  Demain nous passons en Allemagne.  Mais demain est un autre jour……………..

Lundi 17 mai  départ de Montbéliard en direction de Gottingen

Avant de quitter Montbéliard nous voila partis à la recherche d’une boutique SFR.  Cela nous permet de visiter cette très jolie ville traversée par le Doubs et d’apprécier la gentillesse de ses habitants. Cela ne fait que confirmer ce que nous avions déjà éprouvé lors de nos vacances dans la vallée de la Loue.  Nous aimons beaucoup la Franche Comté.  Voila j’ai une nouvelle carte sim, un nouveau code on peut partir, à nous l’aventure.

Nous ne tardons pas à passer la frontière allemande. Enfin frontière… Il n’y en a pas.  Tout d’un coup les panneaux sont en allemand, nous comprenons que nous sommes en Allemagne. 

Le beau temps continue jusqu’à Baden- Baden. Ensuite nuageux, averse, petit bout de ciel bleu, re-averse. La température chute un peu.

L’autoroute allemande est entièrement gratuite, sans  limitation de vitesse, les voies sont larges et les allemands roulent très vite. Très très vite.  Il faut faire attention et y regarder à plusieurs fois pour doubler un véhicule, avant de sortir le bout du nez de notre maison à roulettes. Lorsque nous sommes à 110 et qu’une voiture nous double il nous semble être à l’arrêt.
 
Les noms des villes défilent Mannheim, Frankfort bordée de hautes tours de verre,  Hannover.  Des champs de colza, d’orge et de blé, de grands pins presque noirs, à perte de vue.  Ces différents verts, du plus clair au plus foncé, et ce jaune font un tableau  magnifique.

Un accident forme un bouchon, en attendant l’arrivée des secours. Nous en profitons pour notre pause thé et cornes de gazelle (Nous allons prendre des kilos à ce rythme).

Arrivés à Gottingen nous partons à la recherche de l’aire de camping-car à Gieboldehausen.  Mais moins de chance que la veille, il semble que celle-ci n’existe plus.   Nous étudions la carte du point information et partons pour Duderstadt.   En chemin nous demandons notre route et voila,  ça y est nous parlons couramment l’allemand. Il nous a compris et nous avons trouvé  l’aire, sans aucun problème. Toujours la même recette.  Un mot allemand,  2 anglais  5 en Français, le reste avec les mains et sans oublier de grands hochements de tête en souriant très très fort.  Je vous promets ça marche.

Jolie petite aire toute en herbe, gratuite pour la nuit avec vidanges et eau propre avec des pièces de 1 €.

Petite promenade, mais nous sommes loin du village (maisons à colombages très typiques) Nous nous installons pour la nuit.  Internet ne marche toujours pas, il semble que la clé ne fonctionne pas en Allemagne.  Mais pas envie de me prendre la tête, nous serons demain au Danemark (le DK est bien marqué  sur la boite, je verrai la bas).  Un petit film en DVD pour se détendre.  Première Étoile, voila ce qu’il nous faut après 649 KMS.

Mardi 18 MAI de Duderstadt  à……………………..

8 h levé.  Petit déjeuné. Prêts pour le début de l’aventure.  Ce soir nous devons être à Copenhague.  Prêts nous le sommes, mais notre maison à roulettes non.  Refus obstiné de démarrer.  Tout fonctionne, ce n’est donc pas la batterie……  le démarreur ?….  On change les fusibles, rien. On soulève le capot…..   Bien sur cela ne fait rien non plus.  Pour parfaire le tout il fait un froid de chien.  En parlant de chien, mon Alto à qui nous avons coupé les poils pour le départ, grelotte. Et maintenant ?

Nous appelons Mondial assistance. Nous expliquons, donnons notre position.  Notre position ?    Il n’y a rien que ce parking  je pars à la recherche d’un nom de rue, trouve un arrêt de bus avec un nom.  Ouf il nous localise.  Bein reste plus qu’à attendre le dépanneur.  A plus tard……….  On vous disait bien que nous allions vivre une grande aventure.

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Arrive un grand dépanneur, larges épaules, petites boucles d’oreilles, mèche blonde sur le front et en plus il répare notre maison à roulettes. Un vrai miracle ce dépanneur.

Nous quittons Duderstad à 15 h, direction le Danemark. L’autoroute est plus languissant que la veille, bordée des 2 cotés par d’immenses forêts. Forêts et éoliennes.  Un détail technique, je hais les toilettes d’autoroutes Allemandes, toutes en inox !  L’horreur… si au moins il faisait chaud.

Nous arrivons à 20 h à l’embarcadère pour le Danemark (Puttgarden).  Le ferry part 15 mns plus tard. Nous dormirons ce soir en Scandinavie.  Sur le ferry direction la boutique détaxée.  Georges s’achète  son parfum et moi la crème anti- âge spéciale pour rajeunir de 15 ans.

Nous débarquons sans encombre à Redbyhavnha , les douaniers ne nous regardent même pas et nous partons à la recherche d’un coin pour dormir.  Une autoroute 2 voies, pas beaucoup d’indications, il commence à se faire tard et nous somme fatigués.  « Amanda »(GPS) interrogée, nous indique un camping à  11 Kms, ne faisons pas les difficiles pour ce soir.

À  22 h, plus Personne au camping, mais il est ouvert, nous entrons et nous installons.  Un petit tour à pied, nous amène sur une plage qui borde tout le camping. Une odeur de sel, il fait frais, il fait nuit, nous sommes fatigués  après 470 Kms sur  route. Demain est un autre jour.
 
Mercredi 19 Mai Stubbekobing

Nous décidons de passer a journée au camping pour décompresser, marcher nous promener et nous détendre. La mer, un superbe parc créé en 1929 avec des arbres gigantesques, un charme pourpre en particulier, plein d’oiseaux, c’est vraiment très agréable.

Et puis je vais en profiter pour régler mon problème internet,  J’appelle donc le service client SFR
 Je vous passe l’attente, les différents services, et après le 3eme technicien on me passe la niaise de service qui m’annonce qu’à Montbéliard on ne m’a pas donné la carte sim qui correspondait à ma clé. Alors là, dialogue de sourds :

Il faut changer la carte sim.
OK, vous avez une boutique SFR au Danemark ou en suède ?
Ah non, faut la changer en France
Alors quelle est la solution ?
Je vous l’ai dit madame, faut changer la carte.
Je ne reviens que dans 2 mois. Et la clé je l’ai acheté pour ce voyage.   Vous ne pouvez pas m’envoyer une clé par la poste  ici ?
Ha non, je ne peux l’envoyer qu’à l’adresse qui figure sur votre contrat.
Mais à mon domicile je n’en ai pas besoin, j’ai déjà une connexion internet. A ce compte là, résilier mon abonnement
Ha Moi je ne peux pas, seul le service client peut.
Passez-moi le service client……………………………. »

Je raconte une nouvelle fois mon histoire
Une voix pleine de sourire me répond :
« Bien sur Mme Landro, je peux suspendre votre contrat, vous continuer à payer l’abonnement, mais les minutes se cumulent et vous pourrez vous en servir lorsque vous remettrez votre ligne en service« .

A ce moment la vous avez du m’entendre crier de France, non ?

Enfin, après 3 autres interlocuteurs on m’envoie une nouvelle carte sim en suède au prochain camping ou nous serons donc obligé d’aller. »

A part cela, le camping est sympa dans un cadre idyllique au bord de mer et il fait beau.  Cet aprèm un peu de vélo. Et repos. Demain est un autre jour.

JEUDI 20 MAI DE STUBBEKOBING à Nyborg en passant par Faborg Odense

Il a plu toute la nuit.  Nous quittons le camping à 11 h en direction des îles danoises. La première Lalland ou se trouve notre camping, ensuite Fionie et Sjoelland.  Il y a un peu de brume qui se dissipe assez vite, nous laissant un beau soleil et des températures agréables.

Un pont de 2O Kms nous conduit à Nybord. Nous déjeunons près d’une grande plage ou nous faisons une promenade après le repas, à la grande joie de notre Alto.
 

Ensuite nous allons vers Fagor sous une température de 22 °. Un joli port, une rue marchande et le centre ancien, avec des maisons jaunes, une place avec une statue assez énigmatique.

Ensuite direction Odense, qui doit son nom à Odin, dieu de la mythologie scandinave.  La patrie de Hans Christian Andersen. Tous les parcs portent son nom.  Un quartier lui est dédié et sa maison natale se trouve dans la rue  bangs boder, une petite maison jaune et  basse.

Sur la place une exposition de bronzes assez impressionnantes, de SDF, mendiants de toutes sortes.

Dans le parc Andersen tous les jeunes de la ville semblent s’être rassemblé sur les pelouses, tous en tenue d’été.  Petits tops à bretelles, robes bain de soleil pour les filles, shorts et torse nu pour les garçons.  Nous sommes sans doute les plus habillés et les plus vieux.

De retour au parking, nous rencontrons des français qui ont déjà fait le même voyage que nous, au début de leur retraite et qui cette fois ne font que le Danemark.

Retour sur Nyborg ou nous allons passer la nuit sur une aire de service   après 295 Kms



Vendredi 21 mai de Nyborg à  Roskilde 

Nous sommes encore en rade.  Appel à Mondial assistance.  Mais cette fois nous avons demandé à ne pas être seulement dépanné, il faut qu’il trouve pourquoi nous ne démarrons plus. Pas envie d’appeler un dépanneur dans chaque pays. Quoique ……

Nous n’avions pas prévu de visiter les Garages Ford Danois.  Mais après un bref pique-nique devant le garage nous voila repartis en direction de Roskilde.  Rien ne nous arrêtera.

Roskilde, ancienne capitale viking, très belle cathédrale, jolie place du marché ou nous viendrons demain matin, musée des bateaux Vikings que nous visiterons demain également.

En attendant nous nous installons à la terrasse d’un café et regardons vivre la jeunesse de la ville.  Un des meilleurs moyens de visiter une ville.

Ensuite nous nous installons dans un camping, au bord d’un fjord.

Dès 18 H Les danois commencent à faire griller leurs saucisses et à prendre leur repas.  Ils sont installés dans le camping, comme dans une résidence secondaire.  Il faut voir les caravanes énormes, entourées de brises vues, planchers au sol, petits napperons et vases de fleurs, bougies décoratives. C’est charmant.

Beau coucher de soleil sur le camping.   114 kms



Samedi 22 mai de Roskilde à Cophenhague

Visite du musée de bateaux viking, après une rapide promenade sur le marché.

Épaves de 5 navires vikings, découverts dans le fjord en 1962. Ils avaient été coulés vers l’an 1000. Très belle exposition également sur la vie des vikings. On apprend plein de chose également grâce à un petit film.

Après le déjeuner nous nous rendons à Copenhague.


Un parking est mis à disposition des campings car.  Nous y rencontrons des aubagnais, dont la fille habite Auriol. Ils ont notre âge, fête pendant ce voyage leur 40 ans de mariage et ont la photo de leur 4 petits enfant dans le camping car.  Cela ne vous dit rien ?  Ils font le même tour que nous, mais à l’envers.  Nous décidons que si nous nous retrouvons en cours de route, nous boirons le champagne.

Visite de la ville de Copenhague.

La place de l’hôtel de ville qui grouille de monde et le superbe édifice datant de 1905. Mais surtout Stroget, une longue voie piétonne bordée de boutiques, glaciers, bijoutier, avec des artistes de rue qui jouent de la musique,  qui chantent ou font du mime.  Une rue très animée, très gaie.  Les Danois sont très sympathiques.  La ville semble un peu déjantée.  Des jeunes assis en rond sur une place, faisant la cuisine dans la rue.  Et les vélos…. Ils font tous du vélo, petits et grands, en jeans, en talons aiguilles, en robes du soir, enceinte jusqu‘aux yeux, les cheveux verts ou roses.   Même les bébés sont dans des  triporteurs.

Des vélos de partout, mais comment reconnaissent ils le leur ?  Certain on des bouquets ou des guirlandes de fleurs sur le guidon, de jolis paniers en osier.  Ils semblent vivre dans la rue. C’est vrai qu’aujourd’hui le soleil est là.

Dans le centre ville un immense parc d’attraction, le Tivoli, rassemble la jeunesse.  De l’extérieur on entend les cris provenant des manèges, grand- roues et autres attractions.

Ce qui nous a surpris aussi c’est de les voir marcher pieds nus dans les rues de Copenhague.  Aujourd’hui 43 Kms motorisés, mais des kilomètres à pied.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dimanche 23 mai  Copenhague à Granna  

Ce matin nous devions visite le quartier  Christiana, le quartier hippie de Copenhague.  Mais un marathon nous empêche d’y accéder.  De toute façon, Copenhague mérite une visite plus approfondie et la petite sirène n’y est même pas.  Alors nous y reviendrons.

Nous traversons tout le centre ville désert ce matin, cause marathon et c’est bien agréable.  Visite en maison à roulettes, nous ne croisons que quelques joggeurs et familles faisant du vélo bien entendu.  Nous allons visiter les alentours, dont Lyngby, mais il ne fait pas beau, même froid et il n’y a rien d’intéressant.  Nous prenons donc la route de la Suède.



Des arbres, des pins, des kilomètres de pins plus tard…………. Nous arrivons en Suède  par un grand pont et un tunnel de 39 Kms au total, à MALMO.

Nous nous arrêtons à la première grande surface que nous croisons pour faire des courses. Ici les grandes surfaces sont ouvertes le dimanche.  Les rayons sont surprenants.  Pas de vin ni d’alcool. Beaucoup de mal à trouver des eaux minérales sans gaz, ni parfumées.  Par contre des rayons sans fin pour les barbecues, sauces, saucisses, travers de porc.

Arrivée à Granna !

Joli petit village aux maisons de couleur tendre et ou la spécialité est le sucre d’orge, aux rayures blanches et rouges, appelé polkagrisar. Nous en achèterons demain, car ce soir toutes les boutiques sont fermées (à 17 h comme au danemark).



Nous nous installons sur un parking, ou se trouve déjà 2 autres camping car, et allons ensuite sur la terrasse d’un petit restaurant, face à la mer, déguster des spécialités de la mer.

Un autochtone nous explique qu’il y a encore 15 jours il y avait de la neige et qu’à noël, le lac était gelé.  Il nous a fait installé dans un coin de terrasse tranquille, nous a aidé avec la serveuse, il semblait ravi de parler anglais et pourtant avec moi ce n’est pas un cadeau.

Après le repas nous avons vu décoller une montgolfière.  Granna est la ville natale de Salomon August André, qui périt lors du survol du pole nord en ballon, en 1897.

Aujourd’hui 493 Kms

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Lundi 24 mai de Granna à Stockholm 

Après l’achat des sucreries, il y aura des bonbons pour tous mes chéris, nous prenons la route de Stockholm. Toujours beaucoup d’arbres la route est un peu languissante.  Mais nous arrivons  dans le camping de Bredang- Stockholm ou doit arriver ma clé internet.  Bien sur, elle n’y est pas encore, en principe elle arrive  demain.   Mais demain est un autre jour. 

En attendant, nous nous installons et faisons une grande lessive de la maison à roulettes et du linge.  A côté de nous des français de la région parisienne. Le camping a internet, mais vous ne me croirez pas, ils ont des problèmes de connexion.

To day 288 Kms 


Mardi 25 mai Stockholm

Cette nuit, il faisait grand jour quand nous avons entendu la pluie tomber. Vite nous nous sommes levés pour rentrer le linge, il était 3 h du matin.

Un peu fatigués ce matin pour commencer la visite de cette grande et belle ville.  D’abord nous prenons le métro, qui est à 750 m du camping, et qui nous laisse dans le centre ville.  Il pleut, il fait froid. (4°)

Nous nous promenons d’abord dans la vieille ville (Gamla Stan) aux pavés inégaux, aux ruelles étroites abritant des boutiques, des artisans, de vieilles maisons très pittoresques.



 Nous voyons au passage le palais royal, ou un peu plus tard nous verrons la relève de la garde.
En attendant j’achète des gants en laine, dans la grande rue commerçante, Osterlanggatan, ou tous les touristes se retrouvent devant les boutiques de souvenirs. Aujourd’hui ils vident leur stock de gants, écharpes et bonnets.

Nous passons devant le musée NOBEL, ensuite nous visitons l’église allemande dédié à Ste Gertrude patronne des  voyageurs. Très richement décorée, avec une chaire d’ébène soutenue par un ange à genoux et les apôtres,  la tribune royale située dans un angle toute en dorure.


Nous entrons dans la cathédrale, ou grande église de Stockholm, ou sont célébrés les mariages royaux et les couronnements.  Église de style gothique en briques rouges, on y trouve les bancs royaux, une superbe chaire ainsi que la statue de Saint Georges terrassant le dragon.  Je ne vous dis pas la fierté du mien de Georges,  il s’y croyait.  A l’entrée de l’église un globe éclairé par des bougies, lieu de rencontre des paroissiens.

Nous pénétrons dans une galerie marchande souterraine, ce qui en outre nous permet de nous mettre à l’abri.  Il est clair que comme Copenhague, nous ne pouvons pas visiter le vieux Stockholm en une journée ou même deux.  Nous terminons la journée par une mini croisière sur la mer baltique et le lac Malaren, qui nous promène d’un pont à l’autre.  La promenade est agrémentée d’un commentaire, fort intéressant et en français,  sur les lois sociales, la vie  en suède et les monuments que nous croisons bien sur.


Mercredi 26 mai Stockholm  


Aujourd’hui le temps s’est radouci et il y a le soleil.

Nous reprenons notre métro en direction du musée Vasa cette fois.

Le 10 août 1628, le Vasa, le plus beau navire de la marine du roi Gustave II Adolphe, leva l’ancre pour son voyage inaugural.  Il coula  20 mns après.  Pendant plus de 300 ans, il resta enfoui dans la boue du port de Stockholm ce qui le conserva, certainement. Il fût renfloué dans les années 60.   Très beau bateau, mais aussi très belle reconstitution. A partir des squelettes retrouvés dans le bateau, ils on reconstitué les visages de certains des matelots ou officiers. C’est saisissant.

Après ce musée, de 5 étages,  ou l’on circule dans une semi obscurité, nous nous promenons dans les jardins  de Djurgarden. Promeneurs, joggeurs, cavaliers, et bien sur vélo circulent dans ce parc tout  au long de la baltique. 

 

 

 

 

 

Nous voulions visiter le musée de plein air de Skansen, mais nous sommes trop fatigués et préférons nous asseoir à un petit bistro en regardant les bateaux passer sur la baltique, avant de reprendre le métro.

La ville Stockholm est constituée de 14 îles qui ont chacune leur spécificité,  les affaires, le commerce, les divertissements, etc…..

Un circuit touristique a été créé autour de Millénium et de tous les lieux décrits dans le roman, comme plus belle la vie à Marseille.
 
JEUDI 27 MAI  de Stockholm à  Soderhamn en passant par  Mariefred,  Strangnas et Uppsala

Sur les conseils avisés de mon voisin parisien, je pars faire le tour du camping avec mon ordinateur sous le bras.  Et Euréka je trouve un point de connexion près de la laverie.  Super.

Beaucoup de français en vacance en Suède, des retraités comme nous bien sur, mais des jeunes aussi. La population de Stockholm est très métissée.  Notre camping est près d’une cité et diverses communautés y vivent.  Des noirs et des pakistanais qui sont commerçant comme partout. Dans le centre de Stockholm beaucoup de jeunesse, des tatouages, des piercings (en grand nombre) quelques gothiques. En fait, presque la même jeunesse que partout ailleurs.

Nous partons vers Uppsala en faisant le tour du lac Malaren. Nous nous arrêtons à Mariefred avec son  château de Gripsholm et une importante collection de pensées.

Ensuite nous nous dirigeons vers  Strangnas sa superbe  cathédrale et ses petites maisons en bois  dans la rue Gyllenhjelmsgatan, datant de 1640. Ensuite direction Uppsala et sa superbe cathédrale, dont le maître d’œuvre, un Français lui a donné un caractère gothique. Commencée vers  1270 elle fut terminée en  1435;Y repose le roi Gustav Vasa et ses 2 épouses. Un magnifique crucifix en argent et Cristal sur le maître autel.

Nous nous arrêtons à BJORKLINGE sur un petit parking près d’un bois et d’un lac.  Pas très rassurée la Michèle, Un élan ne va  t il pas nous sortir du bois ? 

 

Nous avons effectué 202 Kms


Vendredi 28 mai de Bjorklinge à Harnosand en passant par Sundsvall

Pluie toute la nuit.  Nous partons sous un ciel de grisaille et 8°.  Avant de partir nous ramassons notre brin de muguet porte bonheur pour notre maison à roulettes.  Un grand champ près du camping car, mais les clochettes ne sont pas encore bien ouvertes.

Tout au long de la route de la brume, des nuages.  La température monte à 14 °  mais redescend très vite.

Nous arrivons à Sundsvall, ville industrielle depuis le 19 e siècle. La grève des ouvriers en 1879 fut le premier conflit  social important de la Suède, et est à l’origine d’un puissant mouvement ouvrier.



Sundsvall fut dévastée par un incendie en 1888 et les  propriétaires des aciéries, des aristocrates, ont reconstruit la « ville de pierre ».  De grandes avenues sont bordées d’imposants hôtels particuliers inspirés des palais de la renaissance italienne et des châteaux français et allemand.

Nous nous arrêtons dans un petit camping très rudimentaire à  Harnosand, ouvert seulement 2 mois par an et depuis quelques jours apparemment.  Nous sommes les seuls campeurs.  En bordure d’un lac, dommage qu’il ne fasse pas beau.  Au fond du parc un couple de rennes avec leur bébé.  Ce sont mes premiers rennes des vacances.

 


 Samedi 29 mai de Harnosand  à  Ornskoldsvik

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de l’aîné de mes petits fils.  Matisse a 6 ans aujourd’hui.  Ce serait bien que je trouve une borne wi fi.

La Suède est un pays de lacs et de forets. Et lorsqu’il n’y a pas de lacs, ce sont les Fjords.

Super promenade. Nous somme partis en direction d’Ornskoldsvik en faisant le tour des petits ports.  Les écuries paroissiales de Nordingra, la chapelle des pécheurs de Barsta, ou nous avons retrouvé nos voisins de Stockholm, et Norrfallsviken, Bonhamm.  Des lacs, des forêts, des scieries.  Ensuite la ville d’Ornskolsvik avec son tremplin  et ses pistes de ski en pleine ville. Vraiment une belle balade.  Et ce soir j’ai internet. 

  

Dimanche 30 mai Ornskoldsvik  Camping de Gullviks DOMSJO  Lat 63 12 957 long 18 49 495

(La latitude c’est pour ceux qui essaye de nous localiser)

Aujourd’hui notre anniversaire de mariage 40 ans.

Il a plu cette nuit, et  pendant le petit déjeuner le soleil est revenu. Nous voilà donc partis en    promenade au bord de plage sous un beau soleil. Tout au long des plages, de petites cabanes en bois abritent un  foyer pour faire des grillades, des tables des bancs.  De jolis petits cabanons en bois et de très belles villas les pieds dans l’eau.


Nous sommes rentrés déjeuner et au moment de repartir, un orage qui a très peu duré. J’en ai profité pour mettre mes légendes sous les photos et nous sommes repartis en forêt sous un beau soleil.  Arrivés  au sommet (217m,  faut ce qu’il faut) Nous avons vu de  gros nuages noirs, on est rentré, mais pas assez vite.  Une belle rincée pour notre journée nature.  Mais ne dit on pas mariage pluvieux, mariage heureux ?  Donc c’est un bon présage aujourd’hui.

Néanmoins, sur le sommet de belles pierres,  toutes brillantes, je crois bien que pépé commence une collection pour ses petits fils.

Le paysage est sculpté par la période glaciaire. Des coulées de roches d’un aspect cristallin. On dirait une piste enneigée vue de loin.
                              

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Ce soir pour notre anniversaire, restaurant spécialités suédoises.  Et vous savez quoi, ils m’ont fait manger du steak, enfin ce que eux appellent steak, à la gelée d’airelle ! Pommes de terre, Airelles, oranges, il ne manquait rien.  Pour quelqu’un qui n’aime pas le sucré- salé, j’ai été servi…. Mais si gentiment. La restauratrice sachant que c’était notre anniversaire de mariage, nous avait mis des bougies de partout et nous a offert le dessert.  Sympa, non ?



LUNDI 31 MAI  de  DOMSJO à  LYCKSELE 

Vous verrai une photo d’hier au soir, avant d’aller se coucher à 23 H. Il fait encore grand jour et cette luminosité va tenir pratiquement toute la nuit.  Très peu de noir complet.  Et le jour va aller en grandissant encore.

Départ ce matin du camping de Domsjo sous un grand ciel bleu et le soleil.  Je mets pour la première fois un tee-shirt…..  Dans le camping car, dehors on rajoute une petite veste.

Au départ, la ville de Ornskoldsvik  vue sous un autre angle. Beaucoup d’industrie, surtout du bois.



Nous partons vers les portes de la Laponie suédoise. Tout au long du parcours de nouveaux paysage plus montagneux, des scieries et si je croyais avoir vue beaucoup de forêts, je n’avais encore rien vue.  Mais mon premier élan dans la nature.  Un bébé je pense. Il buvait au bord de la route.

Nous voici rendu à LYCKSELE, ou se trouve un parc animalier des espèces  des pays nordiques.  Nous passerons la nuit sur le parking du zoo pour être fin prêt à l’ouverture.

Pas grand-chose d’autre à voir ici, si ce n’est les restes d’une statue de glace ou de neige, à l’entrée du pont  sur le fleuve d’ Uméalv et un reste de neige qui a été grattée, sur le parking ou nous nous trouvons.

Pour ceux, et surtout celle qui m’a posé la question, les maisons sont du rouge de falun, la couleur nationale de Suède.  (Le pigment est récolté dans les mines de cuivre de Falun).

 Ce soir lecture, préparation des prochaines étapes et repos après 219 Kms.

  Mardi 1er juin  de Lycksele à Skelleftea en passant par Uméa

Visite du Zoo de Lycksele, sous un grand soleil.  Difficile de voir les animaux, encore plus de les prendre en photo, car ils sont dans leur milieu naturel,  c’est très beau, mais ils ont plein d‘endroits pour se cacher, et ne se montrent que s‘ils en ont envie. Nous avons tout de même vu des élans, des lynx, des rennes, un cerf avec ses biches, des ours, des loups.  Et puis je me suis prise d’affection pour un renard qui m’a fait plein de bisous et qui pleurait pour que je le caresse.  Trop beau.  Nous avons également vu des phoques et assisté à leur repas.  Ils agissent comme des otaries.  Jouent au ballon, sautent et font des bisous à leur dresseuse.

Ensuite nous avons repris la route en direction de Luléa.  Nous nous sommes arrêtés à Uméa, sans grand intérêt et faisons une pause pour la nuit à Skelleftea.  Nous sommes au bord de  la mer baltique et avons pris l’apéritif dehors, face à la mer, en plein soleil à 20 h 15.  Super beau. Cela donne envie de ne plus bouger.  Nous sommes dans la Laponie suédoise.   286 kms


Mercredi 2 juin de Skelleftea à Pitéa.

Hier au soir Georges a pris des photos de coucher du soleil, jusqu’à minuit. Le problème c’est que Georges s’est couché à minuit, mais pas le soleil. Et ce matin nous l’avons retrouvé brillant de mille feux et nous permettant pour la première fois depuis le début de ce voyage de prendre le petit déjeuner dehors.  Un vrai bonheur.

Ensuite nous sommes partis visiter Skelleftea.

Tenue estivale, gambettes à l’air et tee-shirt manche ¾.  La température 16 °  et au plus fort de la journée 20 °.  Oui mais si on attend les 30 ° on ne les sortira jamais.  Il n‘y a qu‘à voir les suédois qui ont investi toutes les pelouses de la ville en maillot de bain pour bien se rendre compte que c‘est l‘été.

 D’abord les courses dans un Maxi ICA.  Nous avions fait la supérette ICA, le supermarché ICA  et voila il ne nous manquait plus que le MAXI.  Vivons dangereusement, nous avons acheté des tranches de steak de rennes…… de la salade de pomme de terre préparée avec de la crème fraîche et un poulet cuit à leur façon, il est tout rouge.

On ne trouve pas de vin, ni d’alcool dans les commerces d’alimentation ou hyper suédois.  L’état a le monopole de l’alcool et celui-ci est vendu dans des boutiques tenues par des fonctionnaires et qui sont interdites aux moins de vingt ans.

Visite de Nordana Kulturcentrum. Le centre d’artisanat ne doit ouvrir que plus tard, il n’y avait qu’un brocanteur d’ouvert.  Dommage. 

Ensuite nous avons visité l’ancien village paroissial de Bonnstan. Au 15 °  siècle, la réforme obligeait les paroissiens à aller chaque dimanche à l’église. Aussi des villages se constituaient autour de l’église paroissiale. Ce village comporte 116 maisons. L’église paroissiale de Skelleftea construite dès 1324 et agrandie plusieurs fois depuis, blanchie à la chaux se dresse sur la rive de la Skellftealven.  Elle contient beaucoup de sculptures en bois.   L’intérieur est tout blanc, très dépouillée, avec le vieux crucifix  d’époque médiévale suspendu au dessus de l’autel, et derrière, un vitrail bleu.

Nous avons terminé par une autre église beaucoup plus moderne  St Olav kyrkan

Nous reprenons la route vers Luléa, mais n’y arriverons pas.  Nous nous arrêtons pour boire le thé sur le parking d’un village reconstitué de pécheurs lapons, toujours au bord de la baltique.  Une merveille.  Nous y rencontrons un couple de français originaire du Loiret qui vient en Laponie pour la 4eme fois.  Il ne s’en lasse pas et compte bien y revenir encore.  Nous décidons de passer la nuit ici.

De petites cabanes en bois qui ont été transférées du village d’origine, à cet endroit, restaurées et meublées. A côté un phare et une grosse cloche qui servait à guider les bateaux, lorsqu’il y avait du brouillard.

Nous faisons une belle ballade d’une heure et demi, dans la forêt, qui nous mène jusqu’à une plage.  Nous voila installés pour la soirée, face à la mer et Georges vient de me dire : « Que c’est beau ici »  et moi de lui répondre : « On dit ça tous les soirs. »



Demain soir nous devrions dormir dans un village same.  Mais demain est un autre jour. 95 kms
JEUDI 3 juin de Pitéa à Jokkmokk en passant par Gammelstad

Je comprends mieux pourquoi, dès la sortie d’un rayon de soleil ils sont tous en maillot.  La température et la météo change d’un jour à l’autre.  La pluie s’est mise à tomber dès le petit matin et n’a plus cessée de la journée.  Ressortis, les pulls et l’anorak, les chaussettes et pantalons longs.

Mais cela ne nous a pas empêché d’apprécier notre visite de Gammelstad.  Même sous la pluie.  Une superbe église gothique suédois tardif,du 15e siècle construite en granit rouge et gris, Pendant notre visite, un couple avec un bébé répétait pour leur mariage, avec la femme pasteur.  J’ai gardé la petite fille pendant la répétition.  Une jolie petite blonde qui commençait à faire ses premiers pas. 

 Comme hier le village paroissial tout autour, mais beaucoup plus grand, beaucoup mieux conservé.  Le retable de l’église est une pure merveille et les fresques du cœur ont été découvertes en 1909, lorsqu’on retira la chaux qui avait été apposée sur les murs. Le crucifix est d’époque médiévale. 

Un peu plus loin le musée de plein air de Hagnan , le village des paysans, avec les vieux outils, les fermes  réaménagées, des costumes.  Vraiment le village à ne pas manquer.



Ensuite nous avons traversé le cercle polaire avant d’arriver à Jokkmokk.  Nous allons rester quelques jours ici.  Pour voir le musée d’abord puis des randonnées et du repos.  252 kms

Vendredi 4 juin Jokkmokk

Nous avons visité le musée Ajtte de Jokkmokk, l’exposition « les saamis peuple du soleil et du vent«.  Le musée est conçu comme une grande hutte same.  Rond avec une grande salle centrale et plein de petites salles tout autour.  Dans chacune d’elle la vie, les coutumes et les croyances de ce peuple nomade devenu au fil du temps sédentaire. L’élevage du renne, la chasse et la pêche, la vie dans une hutte, les costumes.
 La vie, la naissance le choix du nom same, et la mort. Sajva était l’autre monde ou les morts allaient, le paradis des samis. Les chamans qui étaient à la fois les médecins du corps et de l’âme, leurs dieux, si proche de la nature, l’ours sacré…; c’était passionnant.  Très bien fait, bien expliqué, des vidéos, des photos, de vieux films.

Ensuite nous avons visité l’atelier d’un artiste peintre et sculpteur sur bois.  L’expo n’était pas encore bien installée. Et un jardin botanique ou les fleurs n’ont pas encore poussé.

En fait, en dehors du musée il n’y a rien à Jokkmokk.  Décidons de partir dans la montagne demain.  14 kms
Samedi 5 juin de Jokkmokk à Kvikkjokk

Pendant le petit déjeuner il tombe quelques flocons de neige.  Cela ne dure pas heureusement et nous décidons de partir tout de même jusqu’à Kvikkjokk.

Nous roulons jusqu’à la fin de la route, au pied du parc de Sarrek et ses sommets à plus de 2000 mètres encore enneigés. Il fait très froid, nous sommes au bout du monde, tout seul.  Après le repas nous partons marcher.  Nous longeons des rapides et grimpons dans la forêt.  Nous relevons plein de traces d’animaux, mais ne voyons qu’une perdrix.  Nous faisons trop de bruit et les élans doivent nous regarder passer en rigolant.  Sur qu’ils sont autour de nous. Nous marchons 2 H 30.  Ce soir on va bien dormir.  La marche, l’altitude et le froid.

Lorsque nous revenons vers notre maison à roulettes après la promenade, un couple de français est garé à coté de nous. Ils viennent très souvent en Scandinavie. Le mari y vient depuis l’âge de 15 ans, c’est la 18e fois qu’il vient. Et ils sont beaucoup plus âgés que nous et s’éclatent dans leur camping car.

Nous reprenons la route de Vuollerim ou Georges veut voir un musée d’archéologie. Des fouilles ont révélés un village de plus de 6000 ans.  Nous dormons à côté d’un étang en bordure de forêt.297 kms

Dimanche 6 juin  de Vuollerim  à KEMI  Finlande

Cela commence mal aujourd’hui.   Le musée est closed. Sans autre explication. Nous nous dirigeons donc vers Luléa et de la nous rejoindrons les rapides de Kukkola.

Des jetées en bois délabrées, ou s’installent les pêcheurs, des cabanes et des moulins bordent ces rapides les plus longs de Suède, ou de Finlande, car en fait une rive est dans chaque pays. La frontière passe au milieu.

Nous partons pour voir les oiseaux dans le parc national de Botnie à partir d’Haparanda.  Nous ne trouvons pas le départ du sentier nature Décidément pas le bon jour.  Nous passons la frontière et espérons pouvoir voir le golfe de Botnie de l’autre côté.

Comme nous en avons l’habitude



Publié à 22:44, le 16/05/2010,
Mots clefs : d'Auriol au cap nord


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